• Réjane Ferré

Allaiter en public / dans un lieu public



Vous avez peut-être entendu parler de cette maman en visite au musée du Louvre au début du mois de juin, qui a été redirigée vers les toilettes pour allaiter. Ou de cette autre maman à Bordeaux l'an dernier qui s'est faite gifler, son bébé dans les bras, parce qu'elle allaitait dans une file d'attente. Les histoires de ce genre se multiplient ces dernières années.


Il paraît que pour développer son activité sur les réseaux sociaux, il est important de donner son avis personnel, tranché. Cela ne correspond pas à la vision que j'ai de ce que je fais : de l'accompagnement parental. C'est-à-dire que j'apporte, entre autres choses, mon soutien aux parents, de l'information, basée sur les dernières recherches scientifiques, afin qu'ils puissent faire des choix éclairés, et non par défaut (et donc pas vraiment des choix). Ce qu'ils font ensuite de l'information que je leur fournis, ça les regarde. Mon avis n'a pas à rentrer en ligne de compte dans leurs décisions. Mon but n'est pas de les convaincre de faire quoi que ce soit, mais seulement de leur redonner du pouvoir. Le savoir, c'est le pouvoir. Je n'ai pas à donner mon avis, mais des informations neutres, des outils, que les parents peuvent venir piocher selon leurs besoins, leurs convictions et l'évolution de ces convictions.


Mais sur ce sujet, le sujet de l'allaitement "en public", je ne peux plus me taire. Se taire, c'est accepter, tolérer ces agressions, cette violence, l'ignorance, l'intolérance. Se taire, c'est ne pas porter assistance aux victimes, c'est valider l'injustice, la ségrégation, contre les minorités.




1. On sait, l'allaitement c'est le mieux, mais pas en public !


a) Déjà, utilisons le bon vocabulaire


Tout d'abord, replaçons les choses à leur place. L'expression "allaiter en public" sous-entend que l'on recherche l'attention du public. On chante en public, on fait un discours en public, un public regarde une représentation, donnée exprès pour eux. On allaite pour répondre aux besoins de son enfant. Dans un lieu public, nuance. On ne sort pas son sein pour le montrer, mais pour le donner à son enfant. J'ai déjà essayé de donner le sein sans le sortir de mes vêtements… Spoiler : ça fonctionne moins bien …


Il ne s'agit pas d'exhibition, ou de provocation, termes férocement brandis par les détracteurs de l'allaitement dans les lieux publics. Nous allons voir plus loin pourquoi ces femmes allaitent DANS les lieux publics.



b) Pourquoi allaiter dans un lieu public


L'allaitement est à la demande. Les PCN (préparations commerciales pour nourrissons, autrement dit le "lait artificiel") sont généralement données à heures et quantités fixes, car puisqu'elles sont indigestes, il est préconisé de respecter un certain temps de digestion. Pourtant, aucun individu n'a faim toujours à la même heure, ni de la même façon. Parfois on a un petit creux, parfois on pourrait engloutir un troupeau de vaches… Il est aberrant de préconiser les mêmes quantités, les mêmes horaires, pour tous les bébés, sans prendre en compte leur individualité, et de présenter ces recommandations sous forme d'obligation.


De plus en plus de parents donnent le biberon à la demande, de plus petites doses, plus régulières. Cela est bien plus physiologique, l'estomac d'un nourrisson n'étant au départ pas plus gros qu'une cerise. Mais cette pratique n'est pas encore répandue. Et l'amalgame avec l'allaitement est coutume. Les professionnels de santé eux-mêmes recommandent souvent de faire patienter les enfants allaités. Vous saviez que pour un nourrison, qui était nourri h24 dans le ventre de sa mère, le sentiment de faim est une véritable souffrance physique ? Contrairement à ce que l'on pense, les professionnels de santé ne sont pourtant pas ou peu formés à l'allaitement, formation qui est d'ailleurs administrée par des industriels des firmes de produits pour nourrissons.


L'allaitement étant donc à la demande, et imprévisible, il se peut qu'un enfant réclame le sein en dehors de la maison. Que l'on soit dans le bureau du banquier, dans la file d'attente de la boulangerie, ou en train de visiter le musée du Louvre, l'enfant peut avoir besoin du sein.



c) Elles n'ont qu'à s'organiser


Les mères allaitantes pourraient tirer leur lait, pour pouvoir le donner dans un biberon. Oui … mais non. Tirer son lait est un travail fastidieux, une charge mentale supplémentaire, dans un quotidien déjà bien rempli, pour un corps qui se remet d'avoir fabriqué un petit être humain. Il faut prendre le temps de tirer, moment qui n'a rien d'agréable, adieu les hormones du bien-être dont bénéficient la maman et l'enfant quand ce dernier tète. Il faut conserver le lait avec précaution, le transporter, le donner, puis le nettoyer… De plus, certaines mamans, avec une très bonne lactation, ne parviendront jamais à tirer leur lait (si tant est qu'elles aient été informées du fait que tous les modèles de tire-lait ne se valent pas, et qu'il est important de choisir la bonne taille de téterelle).


Le lait maternel n'est pas réservé aux enfants des pays en voie de développement. Nous avons en effet des alternatives, les PCN, mais elles n'équivaudront jamais le lait maternel, qui est un produit vivant, plein d'anticorps, de facteurs anti-bactériens, anti-viraux, anti-parasitaires… Devrait-on se contenter d'un produit peu qualitatif, parce que l'allaitement dans un lieu public peut gêner la fausse décence de certaines personnes ?


Par ailleurs, le sein n'est pas qu'un contenant. Les biberons dont le marketing promet qu'ils imitent le sein restent des objets en plastique, qui ne sollicitent pas les mêmes muscles. La succion du sein permet le développement de la sphère oscillofaciale, ORL, psychomoteur… (la baisse des taux d'allaitement se traduit par une augmentation des consultations chez les orthodontistes, les orthophonistes…). Lorsque que la salive de l'enfant entre en contact avec les tubercules de Montgomery (les petites boules autour du mamelon), un échange d'informations a lieu, afin que le corps de la mère produise un lait adapté aux besoins de l'enfant à l'instanté. Et ce, quel que soit l'âge de l'enfant. L'allaitement n'est pas réservé aux nourrissons. Le sevrage naturel de notre espèce intervient entre 2 ans et demi et 7 ans environ. Le lait maternel n'a pas de date de péremption, il est fabriqué à partir du sang de la mère …


De plus, l'allaitement n'est pas que nourricier. Il sert également à rassurer l'enfant. Dans un lieu public où la stimulation peut être importante, l'enfant peut avoir besoin d'une tétée câlin, pour faire le plein de sécurité affective. C'est ce à quoi pallie, difficilement, la tétine …



d) Mais pourquoi ne pas s'isoler ?


Les mamans se défendent souvent en avançant que l'allaitement est naturel. Ce à quoi la réponse est inlassablement la même, à quelques variantes près "déféquer aussi c'est naturel, pourtant on ne le fait pas en public". Voici sûrement l'origine de cette autre phrase régulièrement prononcée : "elle peut allaiter dans les toilettes". Sérieusement ? À l'ère de la malbouffe, des plats tout prêts à la liste de "E quelque chose" longue comme le bras, des rappels de produits par dizaine, je comprends que l'on puisse s'y méprendre mais quand même … Comparons ce qui est comparable. Vous mangez dans les toilettes, vous ? C'est peu hygiénique, vous en conviendrez. Vous vous cachez le temps de boire un petit coup dans votre gourde ? Vous ne pique-niquez pas dans les parcs, vous n'allez pas au restaurant ? Car c'est bien de cela qu'il s'agit : un individu qui mange. Vous allez me répondre que vous ne mangez pas avec vos seins … nous y reviendrons plus tard.


Pourquoi la maman allaitante devrait-elle s'isoler ? Quitter l'ambiance d'un repas de famille, ne pas profiter d'une prestation pour laquelle elle a payé ? Dans sa propre maison, où elle est sensée se sentir bien, en sécurité, elle se voit parfois envoyée dans sa chambre par ses invités !


N'est-ce pas glisser tout droit sur la pente de la ségrégation ? Aujourd'hui on entend parler de réserver des wagons, des parties de stades, aux femmes uniquement. Pour les préserver des agressions, des pervers. La solution est-elle dans l'isolement des potentielles victimes. N'est-elle pas plutôt dans l'éducation ?




2. Quand on creuse le pourquoi des anti "allaitement en public"


a) C'est un moment intime, entre la mère et l'enfant


Nous l'avons vu plus haut, l'allaitement est à la demande, loin des 4 à 6 biberons d'un enfant nourri aux PCN. En théorie, le nombre de tétées d'un nourrisson est de 8 à 12 par jour, puis il diminue au fil des mois et des années. En théorie… certains enfants tètent moins, d'autres plus. Certaines tétées sont intimes oui, pleines de tendresse et de douceur. D'autres sont juste alimentaires, hydratantes, permettent de recharger les batteries en 10s chrono. Tout comme nous pouvons avoir des moments de tendresse, de longs câlins avec nos enfants ou notre conjoint, et parfois un bisou rapide avant l'école ou le travail. Donner le biberon peut également être un moment intime, il semble pourtant qu'aucune mère n'ait été redirigée vers les toilettes pour le faire.

Il est vrai qu'il peut être plus agréable d'allaiter au calme, d'ailleurs certains enfants, passé quelques mois, sont facilement distraits et les tétées peuvent devenir compliquées.

Le maternage proximal (portage, allaitement, cododo…) favorise le sentiment de sécurité affective de l'enfant, la création du lien d'attachement… Il n'est donc pas nécessaire de rester enfermés loin de toute stimulation.


Nous sommes des êtres sociaux, nos enfants sont dépendants de nous à la naissance, le séparatisme est nocif à leur développement, sa seule raison d'être est d'être disponible pour la société, pour produire, et ensuite consommer… faisant passer la famille et le bien-être en second plan.

La société telle qu'elle est aujourd'hui, et dont font partie les personnes opposées à l'allaitement dans les lieux publics, fait que le quotidien reprend très vite le dessus sur la période post-partum. Alors que la maman est en pleine dégestation (tous les changements physiques et hormonaux dus à la grossesse ne disparaissent pas lors de l'accouchement, cela met plusieurs mois à revenir à la normale), en pleine découverte de son bébé, le frigo et les placards se vident… Les familles sont éclatées désormais, les grands-parents vivent loin, ils travaillent encore, les amies aussi, le congé paternité du conjoint est court, malgré son rallongement récent. La jeune mère se retrouve souvent seule et sans soutien. Il faut bien faire les courses, gérer les rdv à la banque, chez l'ophtalmologue, les visites médicales de l'enfant, aller chercher les grands à l'école. Et il se peut que l'enfant ait besoin de téter à ces moments-là, sans se soucier de l'aspect "intime" de ces moments, puisque rappelons-le, l'allaitement est à la demande, et donc imprévisible. Pour ma part, mes enfants étant tous allaités à leur entrée à l'école, il n'était pas rare, les premières semaines, qu'ils demandent à téter dès leur sortie de l'école. Ils tétaient donc, pendant que j'échangeais avec les maîtresses ou l'ASEM. Les enfants acquièrent les notions de pudeur et de convention sociale avec le temps.



b) Un peu de pudeur, pardi !


Les détracteurs de l'allaitement dans les lieux publics arguent le manque de pudeur de ces femmes allaitant aux yeux de tous.


Le Petit Robert donne deux définitions « sentiment de honte, de gêne qu'une personne éprouve à faire, à envisager ou à être témoin des choses de nature sexuelle ; disposition permanente à éprouver un tel sentiment » et « gêne qu'éprouve une personne devant ce que sa dignité semble lui interdire ». Ce dictionnaire introduit deux distinctions qui ont toujours existé : la pudeur corporelle, sexuelle, ou pudeur des sentiments, d'une part ; la pudeur contingente ou permanente, d'autre part.


La pudeur semble donc inclure une notion de honte, de gêne. Allaiter est-il honteux ? Subvenir son enfant est-il mal ? Il me semble que non, bien au contraire.

Il paraît que les mères "étalent" leurs deux seins, il est régulièrement proposé de se couvrir avec un lange. Personnellement, depuis plus de 8 ans que j'allaite et que je suis attentive lorsque je croise une femme et son enfant, j'ai dû rencontrer 3 femmes allaitantes, et encore, je l'ai déduit à la position de l'enfant.


La mères allaitantes n'allaitent pas dans un lieu public par plaisir ou pour provoquer, mais par nécessité. Elles n'aiment pas plus que n'importe qui se faire agresser ou montrer du doigt comme un animal de foire.


Placer son enfant sous un lange pour allaiter, c'est risquer de l'étouffer. Placer le lange seulement sur le peu de sein apparent, c'est de l'utopie. Peu d'enfants sont disposés à être gênés par un bout de tissu. C'est déjà compliqué de les empêcher de sortir le deuxième sein pour jouer avec (la stimulation du téton libre favorise le réflexe d'éjection, pas facile de lutter contre cet instinct de survie) ! Par ailleurs, avant de crier à la provocation, un peu d'empathie ne ferait pas de mal… la jeune (ou moins jeune) maman est peut-être sortie sans réfléchir à la praticité de sa tenue. J'ai le souvenir d'une amie invitée à un mariage, qui s'est retrouvée à devoir soulever sa robe à col haut pour donner le sein à son enfant, recouvrant alors le bas de son corps avec une couverture.

La jeune maman peut également éprouver des difficultés nécessitant une bonne visibilité sur ses seins : une poitrine tombante et/ou imposante, un enfant présentant des troubles de succion et ayant donc du mal à attraper le téton…


Les seins sont une partie du corps, qui a contribué à la survie des humains, les alternatives (nourrices et PCN) sont très récentes à l'échelle de l'humanité.


Il y a encore quelques années, les chevilles apparentes chez les femmes étaient décriées…



c) Elles doivent se cacher, par respect


"Moi quand j'allaitais, je le faisais discrètement, par respect."


En quoi nourrir son enfant est irrespectueux?


Envoyer une femme allaiter dans les toilettes, la gifler, sont-ce des réactions respectueuses ? Avoir si peu de considération envers un être humain qui nourrit un autre être humain et comparer l'allaitement au fait de déféquer est-il une preuve de respect ? Le respect ne se doit pas, il se mérite.


Pourquoi nourrir son enfant devrait-il être fait avec discrétion ? Les femmes donnant le biberon dans un lieu public sont-elles irrespectueuses ? Un enfant prenant la tétine mérite-t-il d'être agressé, rejeté ? Le biberon et la tétine sont pourtant des objets de substitution du sein. Ils répondent un minimum aux besoins couverts par le sein maternel.


Le problème serait donc le sein en lui-même… mais pourquoi ?



d) Les seins, c'est sexuel !


On me dit dans l'oreillette que le sein a une connotation sexuelle. Ha voilà, on arrive au fond du problème !


Certaines femmes agressent les mères allaitantes car leur mari, ou leur enfant, pourrait les voir donner le sein. Il me semble pourtant que tout homme normalement constitué sait différencier un contexte sensuel, sexuel, d'un contexte où un enfant se nourrit. Sinon je l'invite à consulter au plus vite.

Récemment, une femme m'a rétorqué "Et si mon mec a un petit creux, je peux lui donner le nichon en public ?!". Lorsqu'une mère allaite plus de quelques mois, elle entend "c'est malsain", "c'est de l'inceste"... Nous avons pourtant vu plus haut l'âge du sevrage naturel, entre 2 ans et demi et 7 ans. L'ignorance pousse à la violence …

Les enfants, les adolescents, s'ils sont éduqués, n'ont aucun souci à voir une femme allaiter, au même titre qu'une femme donnant le biberon, ou un individu buvant un verre. Allaiter est un acte normal, sein, oups sain. Il m'est arrivé d'être abordée par de jeunes enfants, qui trouvaient la scène touchante et tendre. D'autres étaient dégoutés, leur mère tout autant dégoutée essayant de rattraper le coup en leur expliquant que c'est comme "Minette la chatte". Quelle situation est la plus honteuse, entre une mère subvenant aux besoins de son enfant comme la nature l'a prévu, et une mère, un parent en général, n'ayant jamais expliqué à son enfant que nous sommes des mammifères et que le biberon n'est pas la norme physiologique.


L'érotisme est depuis plusieurs décennies utilisé aux fins de commercialisation. Le corps de la femme est mis en avant pour déclencher des ventes, les hôtesses lors du salon de l'automobile rendent la visite plus agréable, les publicités pour de la crème glacée sont pleines de sous-entendus. Ne nous leurrons pas, si les publicitaires usent de ces stratagèmes, c'est parce que le public y est réceptif. Mais je le répète, ne pas faire la différence entre un enfant qui se nourrit, et un contexte sensuel, c'est problématique.


Les seins sont faits tout d'abord pour allaiter. Oui c'est vrai, ils ont une importance non négligeable dans le cadre de la sexualité. Tout comme les mains, la bouche … Pourtant, hors période Covid, personne ne s'offusque lorsqu'une personne sert la main de son patron, ou qu'une autre embrasse sa mère…


Il paraît qu'il faut se cacher, à cause des pervers qui peuvent être présents. Cet argument revient à justifier le viol d'une femme portant une mini-jupe. Saviez-vous d'ailleurs que les victimes d'agressions sexuelles ne portent pas de tenues "sexy" la plupart du temps ? On peut se faire agresser en descendant ses poubelles derrière son immeuble, en faisant son jogging… Le problème ne serait-il pas plutôt les pervers ?





Conclusion


Dans le tableau "La Liberté guidant le peuple", Eugène Delacroix représente de façon allégorique la liberté, en peignant une femme aux seins dénudés. Ce symbole, Marianne, a ensuite été utilisé pour représenter la République.


L'allaitement est un enjeu de santé publique, et ce même dans nos pays industrialisés. L'allaitement n'est pas meilleur que les PCN, il est la norme physiologique. C'est le non-allaitement qui augmente les risques de diabète, d'allergie, de maladies cardio-vasculaires, d'asthme, de cancers juvéniles, de cancers féminins pour la mère, de dépression post-partum… Ce n'est pas un jugement, c'est un constat. Aucune mère, qu'elle allaite, ou qu'elle donne le biberon, ne devrait se faire juger ou agresser.


Les femmes aujourd'hui ne savent plus allaiter car elles ne voient plus les autres femmes le faire. La représentation, la transmission, sont primordiales. Il faut tout un village pour élever un enfant…


À toutes ces personnes qui sont "pour l'allaitement mais pas en public", j'espère que mon article saura vous inciter à vous informer, afin qu'à l'avenir, puisque vous dites être pour l'allaitement, vous apportiez votre soutien aux mères allaitantes, qui mênent en France un combat de chaque jour pour réussir leur projet d'allaitement, malgré les mythes en tout genre (pas de lait, pas assez nourrissant etc), quand dans d'autres pays (les pays du Nord par exemple), les professionnels de santé sont formés, la publicité pour les PCN est interdite, comme le stipule le Code International de Commercialisation des Substituts du Lait Maternel…



Réjane Ferré

Accompagnante parentale



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