• Réjane Ferré

La préparation à l'accouchement, mon expérience



Lorsque nous avons conçu Robin, je souhaitais accoucher sans péridurale. J'ai lu quelques livres trouvés en dépôt-vente, et ai suivi les cours de préparation de la sage-femme recommandée par l'hôpital. Le lundi d'autres futures mamans et moi-même la retrouvions pour une séance de piscine, qui me faisait le plus grand bien, où je me sentais légère … Les cours à son cabinet étaient standards, le genre de choses que l'on trouve dans les livres (enfin pas n'importe quels livres). J'étais jeune, je me sentais invincible, je n'ai même pas écouté le cours sur la césarienne ! Quelle claque j'ai pris quand j'ai fini au bloc …


Lors de la grossesse de Gabin, alors que je tenais toujours à mon projet d'accouchement physiologique, je décidais donc de changer de crémerie et de découvrir d'autres horizons : je suivis les cours d'une sage-femme haptonome. Si j'avais l'impression de déjà savoir parler à mon bébé, avec mes mains, ma voix, et celles de Papa Ours, elle m'a pourtant apporté des temps de douceur, une bulle hors du temps, et un outil qui m'a aidé pour les deux accouchements suivants : la visualisation. Je me rappelle de deux images :

  • Imaginer que mon col est un col roulé, qui s'étire et se rétrécit quand la tête passe

  • Imaginer que je suis sur une barque, dans une mer mouvementée, naviguant sur les vagues, et apercevant mon mari qui me tendait la main depuis un paquebot, solide, rassurant.

J'ai réussi mon projet d'accouchement physiologique, avec malgré tout l'épée de Damoclès du souvenir de ma césarienne au dessus de ma tête. Les premières heures de travail ont été intenses et semblables à mon premier accouchement. Mon état d'esprit est revenu plus optimiste quand la sage-femme m'a annoncé que j'étais dilatée à 6, et 8cm sur les contractions, ce que je n'avais jamais atteint ! Gabin est arrivé peu de temps après.


Pour Léo, j'ai voulu aller encore plus loin, dans tous les sens du terme puisque la perle que j'ai trouvé était à 1h de route : une sage-femme sophrologue. A part le fait qu'elle était assez stressante durant les consultations de suivi concernant le poids que je prenais (16kg, pas de quoi en faire un foin …), lors des cours de préparation à l'accouchement, elle était géniale ! Elle m'a inculqué plusieurs mantras, dont un qui me servira tout au long de ma vie, et que j'aime partager :

« Je fais de mon mieux dans le respect de moi-même, avec les cartes de l'instant, le reste appartient à la vie », une citation d'Agnès Ledig.

Les autres mantras concernaient plus particulièrement les contractions durant l'accouchement :

  • « Oui d'accord »

  • « Elle a un début, et une fin »

  • « Tu es en train de le faire »

Nous avons également fait de la visualisation : s'imaginer flottant dans des rapides. Soit on tente d'aller à contre-courant, soit on accepte et on se laisse porter, jusqu'à atteindre une crique calme et pleine de sérénité.


J'ai moi-même régulièrement visualisé un enfantement rapide et paisible ... et ce fut le cas ! Je suis passée de 2 cm de dilatation à prendre mon enfant dans les bras en moins de 2h, et ce en étant sereine, sans subir, dans une bulle magique ...

 

La péridurale n'est généralement posée qu'à partir de 3 cm, donc qu'on la prenne ou non, et à moins d'avoir une césarienne programmée, on a quand même de grandes chances de connaître les contractions. Avoir des outils pour les gérer est possible. L'accouchement n'est pas un passage douloureux obligatoire, on n'est pas forcé de le subir.

Dis-moi en commentaire si la préparation à l'accouchement t'a aidé, et en quoi.

Est-ce que tu souhaites en savoir plus sur la gestion des contractions et comprendre en quoi la nature est bien faite et pourquoi ça fait mal « sa mère la p*** ! » ?


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